Après presque deux ans de régime/stabilisation/régime, d'efforts, de séances de sport, de vie sociale réduite à néant, je capitule... Marre de vivre en fonction des sautes d'humeur de la balance.

Je manque peut-être de volonté. Je ne suis sans doute pas aidée par mon traitement aux hormones (y a qu'à voir le résultat sur les poulets). Mais petit à petit j'en viens à penser qu'on a bel et bien un poids "de forme" et qu'on peut difficilement lutter contre. Salope de mère nature. Et puis après tout, serais-je moins ou plus heureuse avec 5 kilos de plus ou de moins ? Après tout je n'abandonne pas mon footing bihebdomadaire (2 fois 13 bornes au moins, tout de même, je devrais peut-être me préparer pour le semi-marathon), je continue à me nourrir sainement, d'ailleurs on est passé au presque tout bio. Là il y aurait long à dire, mais pas pour le moment. Sauf que maintenant je ne m'empêche plus quelques carrés de choc' par-ci, ou les biscuits home made par-là... Et puis ça va faire deux ans que mon morceau de tomme fraîche se lamente au fond de mon congélo en attendant d'être transformé en truffade, tout ça parce que j'avais repris 500 g ou bien pas perdu suffisamment pour me permettre un écart.

J'apprends également que nous, les femmes, sommes frappées d'une profonde injustice, et nous ne sommes pas physiquement montées pour être grandes et filiformes. Non. Le gras est notre credo. Et oui. La faute à notre fonction première : la reproduction. Quand je vous le dis : salope de mère nature. Mais d'un autre côté, si nous en sommes là aujourd'hui, jamais bien dans nos jeans, c'est bien de la faute de nos grands-mères. Quelque part la libération de la femme s'est retournée en aliénation physique : on a commencé par faire sauter le corset, puis la gaine, ces accessoires de torture qui permettaient aux femmes de "faire semblant", suite à quoi, il a fallu remplacer le corset par une ceinture abdominale béton, pour maintenir l'illusion. Bref, on nous pousse à une perfection inatteignable, parce que irréaliste. Quand je dis "on", je parle surtout de la société machiste dont nous faisons partie et qui nous impose justement ces critères de perfection.

Bref, tout ça pour dire que j'arrête les frais (pour le moment ?) et que je retourne à la vraie vie. Celle où on a le droit de boire un apéro avec ses potes sans culpabilité. Et de manger du fromage en fin de repas quand l'envie nous en prend. Je vais planquer la balance pendant un moment et on verra bien ce qu'elle me dira d'ici quelques temps... Alea jacta est.