"Il est vraiment excellent ton pain d'épices !" "Tiens, moi qui n'aime pas ça, je vais en reprendre." "Oh et puis ces petites choses vertes (des financiers à la pistache), c'est tout bonnement délicieux..." "Ils sont encore meilleurs qu'à la boulangerie". Et finalement, une collègue concluant par un : "Il faut qu'on te fasse embaucher !"

Ca se saurait s'il suffisait d'avoir quelques talents culinaires (bien relatifs) pour se faire embaucher ailleurs qu'en cuisine. Et puis de toute façon moi ce qui m'intéresse c'est d'ouvrir une librairie BD. Le problème c'est qu'en ce moment il paraîtrait que c'est carrément suicidaire de se lancer dans ce genre de projet. Ces petites entreprises connaissent bien la crise apparemment. Alors du coup on patiente. On construit nos châteaux en Bretagne... ou en Auvergne... on n'est pas encore très fixés. Quoiqu'il en soit, ils restent bien à l'abri dans nos têtes pour le moment. C'est comme les prénoms. On en parle, mais on n'est pas très sûr que tout ceci aboutissent un jour : "Un jour quand on sera grands..."

Alors en attendant les petits compliments sont toujours bons à prendre. Et quand j'entends "Il faut que tu donnes des cours, que tu ouvres un salon de thé, un restaurant..." Ca me fait sourire, et rougir un peu aussi. Parce que bon, on sait bien qu'il est inutile de prendre des cours pour faire de bons et jolis financiers à la pistache ou encore un moellissime pain d'épices plein de saveurs. Il suffit juste de trouver la bonne recette et les bons ingrédients et de s'y coller.

Mais alors pourquoi ce n'est pas aussi simple pour le reste... ?