Chez Tartine

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dimanche, juillet 29 2007

L'absente

15 jours de vacances, résumés en 15 lignes :

Du soleil, beaucoup.

De la pluie, un peu.

Des coups de soleil qui se sont transformés en bronzage.

Du sport [1].

Du camping.

Du froid.

Une scène de jalousie.

De l'alcool [2].

De la bouffe non homologuée "régime"[3].

Des kilos en moins, malgré tout[4].

Un endettement de 115 € suite à un passage à la librairie de BD.

Une chatte noire qui découvre la liberté et les siestes crapuleuses en compagnie d'un gros chat noir.

De l'amûr.

Des règles [5].

Une mini déprime en cette veille de reprise [6]

Notes

[1] Rando, canoë, baignade en eaux froides.

[2] Impossible de refuser le vin du grand-père, ce serait sacrilège.

[3] A base de saucisses sèches et de confiture de chataignes.

[4] 61,5 kgs affichés au compteur.

[5] Trois fois en deux semaines, record.

[6] Vivement mardi, mercredi, jeudi, ou je ne bosse pas.

mercredi, juillet 11 2007

Sevrage forcé

Pinaise... 15 jours entiers sans accès internet.

Pire, sans ordinateur.

Inimaginable !

Mes parents ont fait grillé leur portable à coup de foudre. Ce qui n'est vraiment pas malin, je vous l'accorde.

Ca va être la grosse merdasse pour recharger mon ipod.

Sans oublier les photos à décharger.

Heureusement, la DS n'a besoin que du secteur, et j'ai même acheté le chargeur sur allume-cigare.[1]

Mais comment faisait-on avant le port USB ???!!

Notes

[1] Chuis une vraie dure de la DS.

samedi, juillet 7 2007

Si ce n'est la peste, ce sera donc le choléra

Quand j'étais petite, j'ai eu toutes les maladies infantiles possibles et imaginables : rubéole, oreillons, rougeole, impétigo et... varicelle. Je me pensais donc peinarde une fois adulte avec toutes ces conneries.

Que nenni. Enfin, c'est ce que je crois.

Depuis deux jours je me paie une légère éruption cutanée autour du cou et entre les seins. Et j'ai l'impression que ça s'étend.

Conformément à la loi de Murphy, il est bien normal qu'à sept jours du départ en vacances, je me chope une saloperie, genre zona.

Sept jours pendant lesquels je n'aurais évidemment pas le loisir d'aller consulter un médecin étant donné qu'on m'a refilé tout particulièrement des horaires à la con cette semaine (je suis du week-end, et je finis tous les jours à 20h30).

Il paraîtrait qu'en plus c'est hyper contagieux...

Je suis maudite.

mercredi, juillet 4 2007

Bientôt, mais pas tout de suite

Les vacances.

On dirait pas comme ça, avec ce temps de chiotte, mais on est en juillet, et pour la première fois depuis 1... 2... 3 ans ?! Je pars en vacances cet été (?). Et même cette fois, on ne peut pas réellement parler de congés payés... seulement de deux semaines de chômage qui m'ont été accordés.

15 jours.

Et j'ai même pas encore reçus mes maillots de bain... Remarque, c'est l'avantage du temps pourri, il se peut que je n'en ai même pas l'usage. Et puis comme je n'ai pas perdu tous les kilos escomptés, ça tombe plutôt bien de manière générale.

Vive le teint d'endive.

Le problème c'est que j'ai des envie de tartiflettes, truffades, fondues, raclettes et autres recettes de saison, peu compatibles avec les ordres de la diététicienne, même avec toute la meilleure volonté du monde.

Donc, on part 15 jours. Nos premières vraies vacances ensemble. Angoisse. Une tente c'est moins facile à partager qu'un appartement de 50m². Et si en plus il flotte tout le temps, le pire est à craindre.

Alors pour résumer : des congés non payés, un temps de chiotte, pas de maillot de bain, et un risque de scènes de ménage élevé.

Youpi, j'ai hâte !

mardi, juin 26 2007

La sécu, j'adhère !

Une demie-heure de massage messieurs dames !!! UNE DEMIE-HEURE !!!

Tout ça réalisé par les mains expertes de mon kiné.

Kiné réellement charmant pour ne rien gâcher.

J'ai eu le massage, l'argent du massage et le cul du kiné[1] : même plus la peine d'aller en cure thermale à ce prix là.

Notes

[1] Façon de parler hein, j'ai surtout maté ses pieds à travers la table de massage.

samedi, juin 23 2007

Les Affranchis sur la ligne 75

Surréaliste cette scène dans le bus à 8h30 un samedi matin.

Derrière moi j'ai deux personnages tirés d'un film de Scorsese. Tout y est : ils font leurs pronostics de courses par téléphone, et l'un deux a cette voix voilée si particulière aux mafiosis.

L'un d'eux est donc au téléphone donnant son quinté dans l'ordre à son bookmaker[1]. Avant que la discussion ne dérape sur les ennuis de santé de celui-ci. C'est alors que Voix Voilée entre dans la partie d'un diagnostic établi par téléphone à une personne qu'il n'entend même pas.

Turfeur : Il faut que tu arrêtes le café.
Voix voilée : S'il a mal, c'est le cancer. Il saigne ?
Turfeur : Tu saignes ?
...
Turfeur : Il dit que oui, un peu. Il faut vraiment que tu arrêtes le café. Trois café le matin, j'allais pisser trois fois. Maintenant je me suis mis au chocolat.
Voix Voilée : Il a mal quand il chie ?
Turfeur : T'as mal quand tu chies ? Chuis avec un infirmier là, il sait comment faire.
...
Turfeur : Il dit que oui. Voix Voilée : C'est la prostate. Pas besoin d'aller consulter. Il peut faire ça tout seul. Il se met un doigt dans le cul.
Turfeur : Faut que tu te mettes un doigt dans le cul pour vérifier.
Turfeur (s'adressant à Voix Voilée) : Attend, il est en train de le faire...
Voix Voilée : Si c'est la prostate, faut qu'il arrête le café...



Malheureusement j'ai dû descendre du bus à ce moment. Le mystère et le suspens restent entier : le bookmaker a-t-il réussi à se chatouiller la prostate ?! A-t-il un cancer ?! Arrêtera-il le café ?!

Même pas la suite au prochain épisode, comme dans les Soprano.

Notes

[1] Enfin, c'est ce que j'aime imaginer.

mercredi, juin 20 2007

Qu'elles sont jolies les buttes de Paris

Et sinon, au quotidien, excellent pique-nique aux Buttes-Chaumont hier après-midi entre chômeuse indéterminée, chômeur longue durée, chômeur temporaire et travailleuse rttiste.

Deux bouteilles de rosé plus tard et le temps nous paraîssait nettement moins menaçant et le gars porteur de mamelon en bandoulière et fumeur de pipe courbée, en slip treillis, beaucoup plus drôle[1].

Dernière occasion pour moi de m'empiffrer de mousse de canard, de chips, de camembert chaud et de cerises à volonté avant de passer chez coupe-appétit jeudi soir.

Première occasion également de sortir la jupe et les tongs, et de faire le cachet d'aspirine dans l'herbe.

C'était d'autant plus jouissif que nos amis travailleurs n'ont pas manqué de nous appeler en pleine dégustation de rosé.

Fin de journée en apothéose, avec un apéro en terrasse au bord du canal.

J'adore mon quartier.

Notes

[1] Quelle cruche j'ai été de ne pas prendre mon appareil photos !

mardi, juin 12 2007

Je ne ferai pas ça tous les jours

Décidément, femme au foyer c'est pas vraiment pour moi.

A moins d'avoir une bonne.

C'est pas spécialement compatible avec grasse matinée comme mode de vie.

3h de ménage.

1 lave-vaisselle rempli puis débarassé, 2 lessives de faites et étendues.

1h de courses en vitesse accélérée (monop', primeur et fromager en 3/4h à peine), parce que j'avais rendez-vous à 16h.

Pas le temps de faire un footing (même si au final j'ai perdu tout autant en faisant l'équivalent en ménage).

Mon jean fétiche a fini par se déchirer au genou. Je suis dégoûtée.

Un chat ça coûte cher : 90€ de véto pour un con de vaccin. Ca me fait un peu mal au cul. Mais bon, elle me le rend bien.

Et la journée n'est pas terminée...



Edit : Qu'est-ce que ce serait si j'avais un mouflet...

vendredi, mai 25 2007

Un nouveau tabou féminin tombe

Aujourd'hui j'ai décidé de rompre un tabou tenace, pour nous, les femmes.

Celui de la cabine d'essayage.

Que celle qui ne s'est jamais retrouvée coincée dans une cabine d'essayage me jette la première pierre.

Je m'explique.

Il fait beau, il fait chaud[1], et vous n'avez plus rien à vous mettre sur le cul. Normal.

De plus, vous bénéficiez d'une semaine de congés chômés et vous venez de récupérer quelques pépettes sur votre compte en banque. Chouette.

C'est donc partie pour une après-midi shopping rue de Rivoli, parce que là-bas il y a de tout et que surtout, c'est direct avec le bus 75 qui est juste en bas de chez vous. C'est parti.

Vous voici donc dans les sous-sols de Haschisch & Marijuana, munies de 7 articles, non pas qu'il s'agisse de votre chiffre fétiche, mais du maximum autorisé. Tant pis.

Après 1/4h d'attente, vous finissez par atteindre les très attendues, mais non moins odorantes et suffocantes, cabines d'essayage. Youpi.

A peine déshabillée vous commencez à suer à grosses gouttes sous les projecteurs braqués au-dessus de votre cabine et l'atmosphère moite dégagé par tous ces corps essayant leurs habits d'été.

Vous faites fi de ce détail, et prenez votre temps, vous êtes en congés chômés pour une semaine, pas de quoi se presser et donc générer de nouveaux débordements de vos glandes sudoripares.

Un p'tit top, deux p'tits tops, trois p'tits tops, un pantalon en toile... Jusqu'ici tout va bien, ces vêtements ont été taillés pour vous et vous les classer immédiatement dans la catégorie "je-prends-sans-réfléchir".

Arrive la p'tite robe, avec une fermeture éclairs sur le côté, et un embrouillamini de fermetures à base de rubans, fines bretelles, etc. Vous vous étiez contrôler jusque là, vous étiez même zen et aviez réussi à contenir toute transpiration, mais là, rien qu'à regarder cette petite robe, vous commencez déjà à lâcher quelques gouttes. Mais bon, elle vous fait suffisament envie pour que vous fassiez l'effort de l'enfiler.

Et là c'est le drame.

Oh, vous réussissez à l'enfiler, presque sans problème et ahanement intempestif. Mais bien sûr, vous constater que cette si jolie robe vous fait un énorme cul à cause de la fermeture éclairs justement disposée sur le côté et que tout cet embroglio de rubans et de bretelles n'est vraiment pas flatteur. Déception donc.

Il vous faut alors ôter le vêtement. Vous dézippez la fermeture éclairs, dénouez les noeuds, faites glisser les bretelles, puis dans un mouvement coulé vous vous emparez du bas de l'accoutrement afin de faire passer le tout par-dessus tête.

Sauf qu'entre-temps, vous avez sué pour l'enfiler cette foutue robe qui-ne vous-va-pas-et-même-que-vous-vous-en-doutiez-mais-bon-ça-coûte-rien-d'essayer, votre peau est ainsi devenue moins glissante et plus aggripante. Vous vous retrouvez alors avec la robe coincé sous les aisselles, les bras coincés en l'air n'osant pas lâcher les pans du vêtement par crainte de ne pouvoir les récupérer ensuite. S'engage alors une danse des plus ridicule entre le textile et vous. Et dans votre tête c'est l'apocalypse : "Je vais finir étouffer dans une robe qui ne me va même pas, dans une cabine puante. Je me demande bien ce que Warrick Brown en pensera en venant analyser mon corps... Rho putain merde, j'ai mis une culotte Petit Bâteau, c'est pas le moment de crever, surtout si c'est Warrick qui fait le déplacement. Je dois ABSOLUMENT enlever cette p*** de robe moche !"

Toute à la panique vous vous en prenez à vous-même : "Mais pourquoi suis-je toujours seule pour faire du shopping, au moins si j'étais accompagnée, la bonne copine pourrait au moins m'aider à arracher cette nippe... Peut-être vais-je devoir faire appel à un vendeur... Non, ce serait carrément surréaliste, surtout avec toutes ces petites prépubères autours."

Viens ensuite le terrible constat : vous allez devoir vous démerder toute seule.

Et puis vous commencez à avoir vraiment trop chaud sous tout cet amas de synthétique, vous commencez même à vous énerver, vous n'êtes pas loin de vous imaginer devenir toute verte dans un incroyable accès de démence, déchirant les vêtements qui vous recouvre.

C'est alors que le mirable se produit. Vous êtes la plus forte et la robe rend les armes en passant par dessus vos épaules.

Vous voici toute pantelante, suante, échevelée, pire qu'après un footing, mais surtout... soulagée. L'infamie ne souillera pas votre front cette fois encore.

Vous prenez 5 minutes pour reprendre votre souffle, vous recoiffer et vous passer une lingette sous les aisselles, avant de ressortir telle la fleur venant d'éclore au petit matin. Vous êtes la seule à savoir ce qu'il s'est réellement passer dans cette foutue cabine surchauffer. Ca restera votre secret. C'est vraiment trop honteux.

Notes

[1] Magnifique contrepètrie belge dont je ne me lasse jamais.

jeudi, mai 17 2007

Pervertie

Rhaaa ça y est ! Je suis totalement pervertie par le démon du jeu !

Il m'aura suffit d'une soirée poker pour succomber à ce jeu américano-capitaliste, malsain, mais tellement addictif...

Mais c'est sa faute à lui aussi faut dire... et puis à tous les westerns dont j'ai été abreuvée alors que je ne suçais encore que mes deux doigts[1]... Inconsciemment mes parents m'ont préparé à cette destinée de joueuse de poker.

Ce contexte ajouté à la chance du débutant font que j'ai raflé une partie de la mise hier soir. Mais seulement une partie alors que j'étais partie pour tout rafler...

Continue-t-on à s'amuser si l'on est cave et recave et rerecave... hum... à voir.

Notes

[1] Oui, deux, rien de moins.

vendredi, mai 11 2007

Mode pause


Depuis quelques jours, et plus précisement depuis dimanche 6 mai à 20h01, je me coupe volontairement de tout ce qui m'entoure et qui ne me rappelle que trop la réalité politique (mais peut-on encore parler de politique lorsqu'il s'agit essentiellement d'un show avec strass et plumes dans le cul ?!).

Antenne 2 a même eu le bon goût de ne me faire que travailler que deux jours, m'évitant ainsi toute overdose présidentielle dès la première semaine de son mandat. Ca viendra bien assez tôt.

Je m'interroge sur la marche à suivre : rester ? partir ? pour aller où ? l'Amérique latine ? apparemment ça bouge dans le bon sens là-bas, oui, mais il faudrait que je me remette à l'espagnol, et puis je ne suis pas certaine qu'ils aient besoin de documentalistes par là-bas, d'autres chats à fouetter sans doute.

Et puis mon avenir, déjà incertain, dans une chaîne de télévision qui ne va sans doute pas tarder à être privatisée, quel sera-t-il si je reste ?



mercredi, avril 18 2007

Suicide collectif

Dimanche soir grand rassemblement post électoral devant France 2 au *** avenue Simon Bolivar dès 19h30.

Prière d'apporter alcool et réconfort en masse.

Je ne veux plus revivre seule un résultat d'élection comme il y a 5 ans.

Prévoir également chaussures de marche pour se rendre probablement par la suite à Bastille.

Des cakes et des tartes seront prévus (malgré le manque d'appétît probable des convives).

dimanche, avril 8 2007

Le Seigneur des agneaux

Il a fallu que je donne mon doigt à téter au seul chevreau carnivore du canton. Espèrons qu'en sus il n'avait pas la rage.

Je suis un peu dépitée d'avoir abîmé mon superbe vernis rouge pin-up dont j'orne mes appendices manuels depuis peu.

Un enfant ça coûte quand même cher à l'entretien.

Un emprunt sur 30 ans pour accéder à la propriété me paraît inconcevable.

Il faut que je commence à préparer ma retraite, bien qu'il parait que je rajeunit.

Et je concluerai par cette remarque : Cette année le gamay est vachement bon.

mercredi, avril 4 2007

Je ne pourrai plus jamais dire jamais

Et grâce en soit remercié ma semaine de chômage, sans elle, jamais à 12h15 ce matin je n'aurais été encore vautrée dans mon lit à regarder le dernier épisode de L Word, je n'aurais donc pas ouvert ma porte à un gentil monsieur de l'IFOP souhaitant m'interroger sur les prochaines élections, serais-je d'accord ?

J'ai lâché un gros "Oh oui alors !" enthousiaste qui a paru le surprendre. Qu'à cela ne tienne, il a malgré tout souhaité m'enquêter malgré mon bac+5 qui compte 5 ans de trop selon les critères qui lui étaient fixés.

Nous voici donc installer dans la cuisine en pente, lui en haut derrière son ordinateur portable, moi en contrebas, en peignoir, en parfaite chômeuse chômant.

C'est parti pour une demie heure de questions sur moi[1], François, Ségolène, Nicolas, Jean-Marie, Olivier (un peu) et ma candidate, par la force des choses puisque c'est ma candidate justement, mais elle n'est pas à l'honneur dans le questionnaire.

Mon moment préféré : Sur une échelle de 0 à 10 (0 représentant l'extrême gauche et 10 l'extrême droite), où vous situez vous ? Jean-Marie ? 10. Ségolène ? 5, en lui accordant le bénéfice du doute. Nicolas ? 10. Un pffiouuu souriant, échappa à l'enquêteur.

Me voilà dépucelé du sondage, le vrai, celui qui compte, pas celui concernant la perte de poids chez la femme pour lequel ma mère a été contactée. Et je dois dire, whaa, j'ai adoré ça. En espèrant que mon opinion soit comptabilisé. Mais là, comme aux prochaines élections, j'ai peu d'espoir.

Notes

[1] C'est malpoli de se citer en premier, mais dans ce cadre là, c'est moi ma gueule d'abord.

dimanche, avril 1 2007

Yé soui la plou belle

Veni vidi vici[1]...

Après deux ans de refus, me voici au pieds du mur : je suis obligée de rencontrer la grognasse de ex P., parce qu'il n'est pas question que je n'aille pas lui dire au revoir une dernière fois à l'occasion de sa soirée de départ.

Il a fallu que je bataille ferme avec moi-même pour finalement me foutre un coups de pied au cul et une jupe pour me rendre à cette fameuse soirée.

Ca commence bien : une fois sortie de l'ascenseur-cercueil de l'immeuble, je la croise d'emblée à l'entrée de l'appartement, elle sortant accompagnée du voisin du dessous, et moi entrant dans le miniscule appartement enfumé et surpeuplé. Je ne la calcule pas encore. Ce ne sera que plus tard que je réaliserai qu'il s'agissait d'"elle". Il y a des détails qui ne trompent pas, surtout celui du rôle de "maîtresse de maison" et du "si tu parles plus de deux minutes sans interruption avec mon mec, je lui refile une bouteille de Champ' dans les mains pour qu'il puisse l'ouvrir", ce qui est, vous en conviendrez tout à fait malpoli et malvenu de sa part.

Donc, quelle ne fut pas ma stupeur en constatant que cette fille pour laquelle, je vous le rappelle, on m'a larguée par mail... est tout à fait quelconque, banale et sans attrait. Je rappelle également pour mémoire qu'elle pratique la compétition de step...

Bref, mis à part ça j'ai passé une excellente soirée, revu le frangin et la p'tite belle soeur de ex P., qui sont tous deux adorables, remarqué que les amis que ex P. et moi ne sont pas nécessairement devenus super potes avec "elle"[2], discuté ciné avec une jeune homme au prénom fleuri, malheureusement pas assez longtemps, et au final dormi 4h avant d'aller bosser en ce merveilleux dimanche.

Il n'empêche que ça fait tout de même un petit pincement au coeur de voir ex P. partir à l'autre bout du monde et surtout de l'entendre dire, lui, dans le creux de mon oreille, que pffff... il a les boules de quitter tout ça, tous ces gens, à deux doigts de nous dire qu'ils nous aimaient en fait et qu'il ferait l'effort suprême d'écrire des mails parce qu'il n'envisage pas de ne plus avoir de nos nouvelles.

Une page se tourne.

Notes

[1] En latin dans le texte : "Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu"

[2] Encore une source de satisfaction pour mon ego.

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